Oui je sais ce que tu te dis, j'suis une feignasse, je sais, 2 billets en 2 mois... Toutes mes confuses.
Bon alors si t'as suivi, on est dans l'avion, reste plus que 7 heures avant d'arriver à Adélaïde et on ressemble de plus en plus à la momie du film La Momie (ou à celle de La Môme tiens d'ailleurs ça marche aussi...) tellement qu'on a pas dormi depuis 35h. D'ailleurs c'est là qu'on s'est dit que ça devrait être possible de travailler 35h en 2 jours et d'être en week-end 5 jours mais après on a réfléchi et en fait faut avouer que ça marcherait pas très bien.
Bref, on grimpe dans l'avion et Simon s'endort quasi-instantanément. Bon en fait il se réveillera pour le décollage parce qu'en général c'est le moment où il se met à baver en s'agrippant à son accoudoir et en récitant à voix basse des psaumes en latin.
Après, blackout de 3h, 2h de vol plus tard, on atterrit à Adélaïde. Premier contact avec les autochtones --> peu concluant. Faut dire aussi, on avait pas bien lu le petit papier dans l'avion, 2 cartouches de cigarettes ça fait plus de 200 cigarettes. On a même eu droit au chien renifleur et même que Linda est passé tout prêt de la quarantaine parce qu'elle avait 2 cookies sur elle. Déconnent pas avec les frontières les australiens. Surtout qu'en fait si ils ouvraient la valise de Linda (qui de l'extérieur était déjà hautement suspecte, t'imagines une valise de 25 kilos qui en contient 35, enroulée avec du film plastique et du scotch, manque plus qu'un autocollant I love Cocaïne dessus), c'était ingérable de la refermer après, l'aurait fallu un champion du monde de Tetris.
Bref, à l'aéroport, y'a un type et une nana de l'Université qui nous attendent (on a 1h15 de retard déjà, because la douane...). On arrive devant eux, bonjour, merci pour l'accueil toussa mais là on doit changer de l'argent, on revient dans 20 minutes, tu gardes les valises? Et bah en fait je crois que c'est là qu'on a compris que l'Australien, l'est gentil. C'est un peu le genre de mec, tu lui mets un coup de pied dans les parties, il te demande si tu t'es pas fait mal au pied. De retour, ils nous expliquent 2-3 trucs et nous expliquent que le trajet aéroport-centre ville en taxi est payé par la fac. Niiice.
Arrivée au Royal Adelaide Hospital (ouais, y'a une residential wing qui accueille les short stay le temps de se trouver un vrai logement). Bon le truc est franchement laid, années 70, couloirs glauques, néons blafards, douches et toilettes partagées, pas de cuisine, la totale.
Même que Simon a un moment on a cru qu'on l'avait perdu, il errait dans les couloirs déguisé en chantant du Gilbert Montagné.
Les autres étages du bâtiments étant respectivement occupés par des chinois/sri lankais/pakistanais, j'te raconte pas les odeurs de bouffe, de quoi tourner de l'oeil.
Heureusement, on n'est pas resté longtemps là-bas, le temps de trouver une piaule en coloc avec Linda près de la plage (10 minutes), normal quoi.
L'endroit était déjà occupée par un étudiant germain nommé Jens et une working girl indienne, Lareina. Depuis nous ont rejoint un autre frenchy, Quentin, un étudiant batave, Jakob et une autre étudiante norvégienne, Marita. 6 dans une baraque ça t'apprend la vie en communauté.
Bon, je rends l'antenne, me reste pu qu'à t'expliquer c'qu'on a fait pendant 2 mois maintenant, ça promet.
mardi 17 février 2009
Episode 2: l'arrivée
Publié par Thibault à 13:45
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